Un bébé né dans l’avion Tunis-Nice (et le débat sur la nationalité)

Chaque année, des bébés naissent en voiture, dans des taxis, dans des trains, juste avant d’arriver à l’hôpital. Mais cas plus rare : nous parlons ici d’une naissance dans… un avion. Ce vendredi 18 aout,  un petit garçon a vu le jour à bord du vol Tunis-Nice, après avoir atterri à l’aéroport de Nice.

 

Un moment inoubliable pour la maman, l’équipage et tous les passagers

Vendredi 18 aout vers 17h30, une jeune maman d’une trentaine d’année a accouché d’un petit garçon à bord du vol de 998 de Tunisair. L’heureux événement a eu lieu au sol, une fois à l’atterrissage réalisé, d’après les explications de la directrice régionale Paca de Tunisair.

Ce petit miracle s’est passé sous la grande surprise et joie des passagers, de l’équipage et par chance d’un médecin à bord. Tout le monde est en parfaite santé, comme en témoignent de réjouissantes photos souvenirs, où l’on voit les personnels navigants et le commandant de bord émerveillés, avec le bébé dans les bras. Une ambulance a ensuite été dépêchée pour rapatrier la jeune maman et son enfant à l’hôpital L’Archet à Nice.

#Une_naissance_en_avion

Nom : Nouveau- né 👶 tunisien 🇹🇳 .
Date de naissance : 18 Août 2017 !
Lieu de naissance : A…

Publié par Tunisair sur mardi 22 août 2017

 

Une naissance inopinée ?

Se pose ensuite la problématique de la nationalité. Selon les médias tunisiens, la maman en vacances à Tunis aurait pris ce vol pour donner naissance en France et ainsi obtenir la nationalité française pour son fils.

Pourtant, les chances sont minimes, en effet d’après l’article 3 de la Convention sur la réduction des cas d’apatridie (applicable dans 37 pays, dont la France) : « La naissance à bord d’un navire ou d’un aéronef sera réputée survenue sur le territoire de l’État dont le navire bat pavillon ou dans lequel l’aéronef est immatriculé ».

Parallèlement, la loi française stipule que seule la nationalité des parents, c’est-à-dire le droit du sang, définit sa nationalité. Pour obtenir la nationalité du pays d’accueil (droit du sol), il faut respecter l’une de ces deux conditions. Dans ce cas il faudrait que l’enfant soit né puis ait habité dans le pays avant sa majorité durant 5 ans au minimum, ou que la mère ou le père au moins ait la nationalité française.

 

Source et crédits : Nice Matin


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