La mononucléose : retour sur la « maladie du baiser »

D’origine virale, la mononucléose est également appelée la maladie du baiser, car elle se transmet par la salive. Elle peut survenir à tout âge, mais touche principalement les adolescents de 15 à 20 ans sans distinction de sexe.

 

La maladie du baiser est une maladie virale contagieuse

La maladie du baiser est causée par le virus d’Epstein-Barr qui appartient à la famille de l’herpès tout comme ceux qui sont responsables du zona, de la varicelle, de l’herpès buccal et de l’herpès vaginal. Ce virus est très courant dans la mesure où environ 90 % des adultes de 40 ans en sont porteurs. Néanmoins, il est considéré comme peu dangereux puisqu’il est combattu efficacement par les anticorps.

En effet, une personne ne sera atteinte de cette maladie qu’une seule fois dans sa vie, lors de la première exposition au virus. Elle est toutefois très contagieuse même lorsque les premiers symptômes n’apparaissent pas encore. Le risque de contagion est d’ailleurs encore plus élevé lorsque la maladie entre dans sa phase aiguë.

 

Des symptômes variés

Les manifestations de cette maladie varient en fonction de l’âge de l’individu. Chez les jeunes enfants par exemple, elle passe presque inaperçue alors qu’elle peut entraîner une grande fatigue chez l’adolescent et l’adulte. Dans la majorité des cas, aucun signe n’indique qu’un sujet est malade durant la phase d’incubation, qui peut durer des mois. Par la suite, il peut présenter un état grippal qui se traduit par une perte d’appétit, une fatigue intense et des frissons.

Le malade sera également victime de fatigue extrême au cours des 2 ou 3 semaines après les premières manifestations de l’affection. Il arrive que la fatigue intense perdure plus de 4 ou 5 semaines. On observera également un gonflement des ganglions au niveau du cou pendant 2 à 3 mois ainsi qu’une fièvre de 38,5 à 40 °C.

 

Les principales complications

La mononucléose entraine des complications rares, mais possibles comme la diminution du taux des trois cellules sanguines. Une baisse du taux de globules rouges dans le sang provoque pourtant l’essoufflement du malade puisque cette cellule a pour rôle d’apporter de l’oxygène dans tout le corps. En même temps, il présente un teint très pâle et se sent toujours fatigué.

La maladie du baiser provoque également une baisse du nombre de leucocytes ou globules blancs. L’individu est donc exposé à un risque élevé d’infections puisque ses défenses immunitaires sont affaiblies. Cette maladie diminuera également le niveau des plaquettes qui permettent de coaguler le sang. Le malade présentera alors des risques élevés d’hématomes et de saignements.

Même si cette affection est classée comme non dangereuse, elle entraîne parfois d’autres conséquences graves même si ces cas n’apparaissent que très rarement. Il en est ainsi de la rupture de la rate où la rate augmente de volume. Le moindre choc peut ainsi provoquer la rupture des tissus de soutien. Le risque qu’une telle complication survienne est de moins de 1/1000, mais elle est particulièrement grave.

Il arrive aussi qu’elle entraîne une inflammation du foie ou hépatite, dans des cas très rares. Et dans les cas les plus graves, elle provoque le syndrome de Guillain-Barré qui se traduit par des troubles nerveux d’intensité variable. Cette complication est due à l’attaque du système immunitaire contre les fibres nerveuses.

 

 

Temps d’incubation, durée et traitement de la mononucléose

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Mononucléose infectieuse – Crédits image

Dans la plupart des cas, la période d’incubation dure 1 à 2 mois. Les premiers signes ne sont donc perceptibles qu’après ce laps de temps. Puis, la maladie entre dans sa phase aiguë pendant 15 à 30 jours avec l’apparition de tous les symptômes cités ci-dessus. Durant cette période, le corps apprend à combattre le virus et l’empêche de se développer. Les symptômes diminuent alors petit à petit avant de disparaître définitivement. La guérison quant à elle peut prendre 3 à 12 mois. Notez que même si le virus n’arrive plus à se développer, il n’est pas totalement éliminé et reste dans le corps du malade, au niveau de certains ganglions, mais la rechute n’est pas à craindre.

Vous l’aurez compris, il n’existe pas de traitement contre cette maladie et aucune recherche dans ce sens n’a été entreprise jusqu’à ce jour. Cependant, il est fortement recommandé de faire du gargarisme avec de l’eau tiède salée pour apaiser les maux de gorge. On peut également prendre du paracétamol en cas de maux de tête.

Autre recommandation : il ne faut jamais donner de l’aspirine aux jeunes de moins de 20 ans pour éviter l’évolution de la maladie vers le syndrome de Reye. Ce dernier se traduit par un décollement de la peau sur tout le corps ce qui peut entraîner des conséquences graves sur la santé du malade.


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