Mère porteuse, la gestation pour autrui

Les deux types de mère porteuse

La mère porteuse « traditionnelle »

Dans ce cas, la femme est inséminée artificiellement avec le sperme du père souhaité ou par celui d’un donneur. L’ovule de la mère porteuse est utilisé pour la fécondation, ce qui implique que cette femme sera la mère génétique du bébé à naitre.

La mère porteuse  « gestationnelle »

Les ovules de la mère (ou d’une donneuse d’ovules dans certains cas) seront fécondés par du sperme du père (ou du donneur) grâce à la fécondation in vitro. Puis les embryons seront par la suite transférés dans l’utérus de la femme elle sera alors appellée « femme porteuse ».
Cette méthode implique qu’il n’y a pas de lien génétique entre la mère porteuse et l’enfant puisque toute la fécondation se réalise entre les cellules données par les parents (ou des donneurs). La mère porteuse est en charge du développement in utero de l’embryon.

 

Qu’en est-il de la législation française ?

Pour le moment, la gestation pour autrui (GPA) est formellement interdite en France.
Cependant, suite à un arrêt polémique en 2008, les législateurs ont envisagé la légalisation de la gestation pour autrui grâce à un encadrement stricte.
Plusieurs obligations devraient alors être réunies :

  1. Les parents et la mère porteuse doivent être domiciliés en France
  2. Les parents doivent être de sexe différent et vivre ensemble depuis plus de 2 ans
  3. La gestatrice ne peut pas être la mère biologique (mère porteuse de type gestationnelle)
  4. Il n’y a pas de rémunération, seulement un remboursement des frais
  5. La mère porteuse doit avoir déjà eu un enfant et ne peut réaliser que deux gestations pour autrui au cours de sa vie

Cette proposition devrait être étudiée sous peu par le conseil bioéthique.
Dans tous les cas, il est nécessaire qu’une décision rapide soit prise par la France pour supprimer tout risque de dérives.
Dans les pays où la GPA est autorisée et encadrée, comme la Grèce, le Royaume-Uni, ou les  Pays-Bas, les couples souhaitant un enfant et les « gestatrices » prennent part volontairement et consciemment à la démarche.

 

législation mère porteuse

 

Qui a recours aux services d’une mère porteuse ?

Plusieurs cas de figure peuvent être envisagés (indépendamment de la législation et de la morale) :

  • > Infertilité de la femme (absence d’utérus ou malformation)
  • > Maladies génétiques graves et héréditaires
  • > Personne ne souhaitant pas subir les désagréments de la grossesse
  • > Homo parentalité

 

 

Réflexion sur la gestation pour autrui

La gestation pour autrui est bien souvent une pratique en dernier recours pour les parents. En dehors des spécificités scientifiques, les aspects éthiques apparaissent au premier plan avant d’envisager  de légiférer la gestion pour autrui.

  • > En effet, comment faire la part des choses entre éthique, bonheur et législation ?
  • > Est un don de personne à personne ou s’agit-il d’une marchandisation du corps humain ? Comment préserver le côté humain dans cette démarche ?
  • > Quelles sont les dérives possibles ?

Autant de question qui ont pleinement leur place dans le débat sur les mères porteuses et la gestation pour autrui et qui explique pourquoi la France, comme bien d’autres pays tarde à prendre une décision.
Une seule certitude, il faut rendre rapidement un avis ferme et définitif pour que l’incertitude ne soit pas à l’origine de dérives dangereuses.

 

Reportage France 2 sur les mères porteuses :

 

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Et vous, quel est votre avis à propos des mères porteuses ?


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