Le déroulement de l’hystérosalpingographie

L’abdomen ainsi que tous les organes du petit bassin ne sont pas visibles à la radiographie. Ce côté radiotransparent ne permet donc pas d’obtenir des clichés de la morphologie de l’utérus. Pour cela, on recourt aujourd’hui à d’autres techniques d’imagerie médicale notamment l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou encore l’échographie. Aussi, pour évaluer la perméabilité des trompes, il y a un examen de référence : l’hystérosalpingographie.

 

Une radiographie médicale des trompes

radio hystérosalpingographieParfois appelée hystérographie ou hystéro, c’est une technique d’imagerie médicale qui permet de visualiser et d’étudier l’ensemble de l’utérus : le col, la paroi utérine, la cavité utérine ainsi que les « trompes de Fallope » qui relient les ovaires à l’utérus. Étant donné qu’ils ne sont pas visibles sur des radiographies standards, cette technique permet de les étudier dans tous leurs aspects afin de dépister certaines anomalies utérines ou tubaires.

L’hystérographie permet effectivement de repérer des malformations utérines, l’obstruction des trompes, un rétrécissement des voies génitales, ou encore d la présence de fibrome utérin (tumeur non cancéreuse qui s’installe sur la paroi de l’utérus). En même temps, elle permet de détecter d’éventuelles lésions cancéreuses de l’utérus.

C’est donc un examen très utile, voire indispensable dans les bilans d’infections répétitives, de saignements génitaux, et de stérilité.

 

Technique utilisée

Grâce à des rayons X et un produit de contraste à base d’iode injecté dans l’utérus grâce à une sonde, l’hystérosalpingographie opacifie et visualise la cavité de l’utérus et des trompes. Et avec les propriétés radio-opaque de l’iode, on obtient des clichés nets. En France, les produits de contraste utilisés sont effectivement iodés et hydrosolubles ce qui permet d’obtenir des images assez fines.

Par ailleurs, si ce produit ne passe pas depuis les trompes de Fallope dans la cavité péritonéale, cela signifie une obstruction des trompes (obstruction tubaire). Dans 35 % des cas, cette dernière indique une infertilité féminine. Cette technique est également utilisée pour confirmer une obstruction tubaire liée à la stérilisation par voie hystéroscopique (pose de micro-implants), ou par ligature des trompes par exemple.

 

Les contre-indications

Pour réaliser une hystérosalpingographie, il ne faudra surtout pas être enceinte. C’est d’ailleurs pourquoi elle est réalisée après un test de grossesse négatif. Elle est également pratiquée après les menstruations, et avant l’ovulation généralement entre le 7e et le 10e jour du cycle menstruel.

Elle est également contre-indiquée si la patiente est atteinte d’infection génitale au risque d’engendrer une flambée infectieuse.

 

Le déroulement

Pour visualiser le col de l’utérus de la patiente, cette dernière est placée en position gynécologique sur une table avec un spéculum inséré dans le vagin de façon à injecter le produit iodé. De cette manière, un petit tube souple et stérile sera progressivement introduit dans l’utérus. Durant une vingtaine de minutes, le radiologue commencera alors à suivre la progression du produit par fluoroscopie afin d’acquérir en instantané des images dynamiques de l’intérieur de l’utérus.

vision des trompes de l'utérus

Il réalise plusieurs clichés, dont une où l’utérus n’est rempli que faiblement, et une où l’utérus et les trompes sont complètement opacifiés. Une autre sera réalisée de façon à démontrer le passage du produit de contraste radio-opaque dans la cavité péritonéale. Il s’agit de l’espace entre les deux couches du péritoine, la membrane qui enveloppe les organes de l’appareil digestif.

 

Les risques et complications possibles

Comme toute intervention médicale de ce genre, l’hystérosalpingographie présente des risques principalement liés à l’introduction de la sonde. Cela peut effectivement irriter la muqueuse utérine, mais reste sans danger pour la patiente. Dans les cas les plus exceptionnels, elle peut également attraper une infection ou manifester une réaction allergique. Dans le premier cas, il suffit de désinfecter soigneusement le col de l’utérus. Pour ce qui est de l’allergie, il faudra en parler à son médecin qui prescrira habituellement des comprimés à prendre la veille et le jour de l’examen. Pour ce qui est des rayons X, ils sont utilisés à très faibles doses et ne sont donc pas dangereux.

Par ailleurs, de la fièvre et/ou des douleurs peuvent suivre l’opération tout comme de petits saignements vaginaux. Dans tous les cas, il faudra le signaler à son médecin.


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