La méthode italienne pour accoucher

De nombreuses femmes enceintes vous le diront : une fois que la grossesse est à terme et surtout à l’approche de la DPA le temps semble s’arrêter, comme si bébé voulait encore rester dans le ventre même après neuf longs mois. Nous reviendrons donc aujourd’hui  à travers une série de question sur une pratique évoquée par certaines mamans : la méthode italienne.
 
Sommaire :
Qu’est-ce que c’est ?
Rôle du sperme
Ocytocine et orgasme
Sans danger
Les positions
Nombre de fois
Efficacité
 

Qu’est-ce que la méthode italienne ?

Tout au long de la grossesse, plusieurs petits maux parfois très gênants et désagréables se sont enchaînés : nausées, douleurs dorsales, crampes, jambes lourdes… Et lorsque le jour J approche, vous n’avez qu’une seule obsession : mettre enfin votre bébé au monde. Mais voilà ! Il semblerait qu’il ne veuille pas encore sortir de votre ventre… Dans ce cas, votre gynécologue propose plusieurs solutions pour provoquer le travail en fonction de votre état de santé. Il peut soit prescrire des médicaments, soit programmer une césarienne ou un déclenchement artificiel.

Mais bien avant cela, vous pouvez adopter une solution 100 % naturelle qui procure en même temps du plaisir : le déclenchement ou la méthode italienne pour accoucher. Il s’agit tout simplement d’avoir des rapports sexuels fréquents du fait de plusieurs facteurs qui incitent bébé à venir au monde.

 

Le rôle du sperme

Le sperme contient des hormones appelées « prostaglandines » qui favorisent l’assouplissement du col de l’utérus pour accélérer le travail. Le col deviendra effectivement mature et se dilatera progressivement favorisant ainsi les contractions. Les médecins qui programment un déclenchement peuvent d’ailleurs dans certains cas appliquer sur le col de l’utérus du gel de prostaglandine afin de contracter l’utérus.

 

L’ocytocine et l’orgasme

Au cours de la relation sexuelle, l’hormone qui induit les contractions utérines appelées « ocytocine » est également relâchée dans la circulation sanguine. Elle favorise le réflexe d’éjection et est d’ailleurs produite durant l’allaitement.

Dans ce sens, pour provoquer l’accouchement naturellement en contractant l’utérus, il est également possible de stimuler les mamelons. Pour cela, il suffit de rouler vos mamelons durant 2 petites minutes avec le pouce et l’index, d’arrêter durant 2 à 3 minutes et ainsi de suite pendant 20 minutes. Parallèlement, avoir un orgasme stimule la prostaglandine et augmente donc l’activité utérine.

 

Cette méthode est-elle dangereuse ?

Lorsque vous n’avez pas encore perdu les eaux, cela ne présente généralement aucun risque ni pour vous ni pour le bébé (sauf avis contraire du médecin). Les prostaglandines, l’ocytocine et l’orgasme agissent en votre faveur pour accélérer le travail. Il faudra néanmoins vous installer confortablement et d’adopter la bonne position.

La méthode italienne n’est pas non plus risquée pour le fœtus, car comme les contractions, la pénétration même profonde ainsi que les mouvements effectués durant la relation sexuelle ne l’affectent pas. Et en plus de sécréter des prostaglandines, l’orgasme crée davantage d’endorphines, des hormones produites par des glandes cérébrales pour soulager le stress et accroître le plaisir. Elles procurent donc aussi bien du plaisir à la future maman qu’au bébé.

En revanche, une fois la poche des eaux rompue, cette méthode n’est plus recommandée au risque d’infecter la future mère et le fœtus. Elle est également à éviter pour celles qui ont des saignements vaginaux. Il en est de même pour celles qui ont un placenta prævia, c’est-à-dire une mauvaise position du placenta dans l’utérus (trop bas) à l’origine d’hémorragies sévères durant le troisième trimestre de la grossesse.

 

Quelle position adopter ?

Avec votre gros ventre, il n’est pas réellement facile d’adopter certaines positions classiques comme celle du missionnaire où votre homme s’allonge sur vous. Pour que la relation sexuelle se passe agréablement et soit un vrai plaisir pour le couple, essayez « la cuillère », la position idéale pour faire l’amour même lorsque vous êtes enceinte. Concrètement, les deux partenaires sont allongés sur le côté avec les jambes légèrement repliées et où l’homme se place derrière la femme.

Pour mieux appliquer la méthode italienne, vous pouvez également adopter la position dite de « l’amour au pied du lit », l’autre position de fin de grossesse par excellence. Comme son nom l’indique, l’homme s’agenouille au pied du lit devant la femme. Cette dernière quant à elle est allongée sur le dos avec les genoux pliés, les fesses au bord du matelas et les pieds posés par terre.

 

Combien de fois ?


Ici encore, aucune réponse figée et la réponse dépendra de vos disponibilités, de vos envies ainsi que de celles de votre partenaire. Les témoignages de maman l’ayant pratiquées font par exemple état de fréquences très variables, de trois fois en deux jours à une fois par semaine.
 

Est-ce efficace ?

La méthode est controversée et les avis des professionnels de la santé divergent. Là où selon certains la méthode italienne est réellement efficace, une partie des professionnels n’y accorde aucun crédit et enfin d’autres estiment que l’effet est surtout psychologique. Il reste toutefois à noter que les hormones en jeu (prostaglandines, ocytocine) sont effectivement parfois utilisées par les médecins lorsqu’ils décident de déclencher eux-mêmes l’accouchement. Certains praticiens, une fois la grossesse à terme, n’hésitent donc pas à recommander cette méthode en plus de la marche et de quelques exercices physiques spécialement adaptée en fin de grossesse.

Des études récentes ont également été menées sur le sujet. Trois obstétriciens de l’Université de Malaisie notamment ont réalisé une étude sur le sujet en 2007. Ils ont fait appel à 200 femmes enceintes avec une grossesse à terme, mais dont leur accouchement devait être provoqué si leur bébé ne naissait pas dans la semaine. Elles ont été réparties en deux groupes où le premier était formé de futures mamans incitées à adopter la méthode italienne et le second, le groupe témoin. Ce dernier n’était donc ni poussé ni privé de relations sexuelles. À la fin de l’étude, 60 % des femmes du premier groupe ont appliqué la méthode, contre 40 % pour le second groupe. Et pourtant, le taux de déclenchements naturels n’a pas réellement été différent dans les deux groupes.

 

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