Roséole

Votre enfant a de la fièvre depuis trois jours puis soudain, son corps est couvert d’une éruption cutanée ? C’est peut-être la roséole…

Sommaire :

Définition
Transmission
Symptômes
Diagnostic et traitements
Complications possibles
 


 

La roséole infantile ou « la sixième maladie »

Il existe plusieurs maladies infantiles qui se présentent sous forme de taches cutanées de couleur rouge comme la rougeole, la varicelle, la scarlatine, la rubéole, le mégalérythème et la roséole. Également appelée « sixième maladie » ou « exanthème subit », cette dernière apparait entre le 6e mois et la 2e année de l’enfant, avec un pic de croissance entre le 7e et le 13e mois. 90% des enfants ayant la roséole ont d’ailleurs moins de 2 ans. Parfois, elle peut apparaitre entre ses 2 ans et 4 ans, mais cela reste très rare.

C’est le contact avec d’autres enfants à l’école, à la crèche ou à la garderie qui facilite sa transmission, sa contagion est d’ailleurs très rapide. Elle vient en effet d’un virus appartenant à la famille responsable de la varicelle et du zona appelé Herpèsvirus humain de type 6. De ce fait, elle peut atteindre presque tous les enfants.

 

Comment se transmet la roséole ?

La contamination se fait par les airs, les sécrétions nasales et jugulaires. Ainsi, lorsque l’enfant tousse ou éternue, le postillon peut transmettre le virus à ses camarades. Dès qu’il peut le comprendre, il faut ainsi lui expliquer qu’il faut toujours cacher sa bouche à chaque toux ou éternuement. D’autres gestes, à éviter, facilitent également la contamination comme l’échange de verre, de biberon ou de tétine.

 

Les symptômes de la roséole

La période d’incubation de la roséole est de 5 à 15 jours. Quelques jours après la transmission de la maladie, l’enfant commence à avoir soudainement de la fièvre, et sa température peut atteindre 39°C ou 40°C. Des taches rouges commencent également à apparaître sur son corps. Puis, au bout d’environ 3 jours, la fièvre disparait et d’autres symptômes apparaissent :

  • Des problèmes de digestion, gonflement du contour des yeux enflé, gonflement des ganglions au cou (adénopathie), irritabilité ;
  • Aucun signe de malaise n’apparaît puisque la fièvre est isolée.

Une fois la fièvre calmée, l’éruption commence à sortir et chaque tache visible a un diamètre de 3 à 5 mm. Elle se trouve en général sur la poitrine, les hanches, les épaules et très rarement sur le visage, puis s’estompe après 12 ou 24 heures, ou même 36 heures.

Parfois, la roséole peut se présenter sous forme des formes inhabituelles qui compliquent le diagnostic :

  • Aucune tache n’apparaît, mais la température de l’enfant augmente ;
  • Des éruptions sont visibles, mais l’enfant n’a pas de fièvre.

En effet, on ne peut se prononcer sur la nature de la maladie qu’en voyant les taches.

 

Le diagnostic et les traitements médicaux

Pour diagnostiquer la roséole, le médecin évalue l’état général de l’enfant puis prescrit des médicaments adaptés afin de traiter les symptômes selon son âge. Dans tous les cas, ils servent surtout à atténuer les signes extérieurs puisqu’il n’existe encore aucun traitement pour les infections virales telles que la roséole.

Pour soigner la fièvre, le médecin recommande aussi généralement du paracétamol (doliprane sirop) réparti en 4 prises par jour (60mg/kg/j, la dose la plus élevée). À partir de 4 mois, le médecin peut prescrire de l’ibuprofène si l’enfant réagit mal à la fièvre. La dose indiquée pour les 4 prises de la journée est de 30mg/kg/j, la plus élevée. Si cela est nécessaire, il prescrit de l’acétaminophène (Tempra ou Tylénol…), toujours pour faire baisser la fièvre, avec lequel le petit patient doit boire beaucoup d’eau. Il y a également l’ibuprofène (Motrin ou Advil…) qui ne doit toutefois pas être utilisé chez un nourrisson de mois de 6 mois. Dans tous les cas, il ne faut pas oublier de bien l’hydrater et de s’assurer qu’il se repose bien. Parallèlement, il est possible de tremper une éponge dans de l’eau tiède et de l’utiliser pour le laver. Il faudra éviter l’eau froide puisque l’enfant risque d’avoir des frissons et donc de faire monter sa température. Les frictions à la glace ou à l’alcool ne sont pas non plus conseillées.

Les antibiotiques, quant à eux, ne luttent que contre les bactéries, mais ne peuvent avoir d’effet sur une maladie virale. Elles ne sont pas donc nécessaires pour traiter la roséole. C’est pourquoi il suffit de soigner la fièvre qui dure en moyenne 4 jours. Pour cela, il faudra veiller à ce que les vêtements de l’enfant soient toujours légers et garder une température de 19°C dans la chambre pour éviter qu’il ne ressente de la chaleur. Parallèlement, il ne faudra pas oublier de l’hydrater régulièrement en alternant eau et jus de fruit pour apporter le taux de sucre dont il a besoin.

Dès que la fièvre disparait, l’éruption cutanée ne persiste pas au-delà de 2 ou 3 jours, même si elle peut revenir après avoir pris un bain. Toutefois, il n’y a pas de raison de s’inquiéter. L’enfant guérit ainsi lorsque la fièvre s’atténue et que les taches rosées apparaissent. À partir de ce moment, la roséole ne se transmet plus et l’éruption disparaît progressivement d’elle-même.

Un conseil : mieux vaut attendre que l’enfant guérisse avant de l’envoyer à l’école ou à la crèche. Par ailleurs, il peut parfois perdre l’appétit, vomir, faire des convulsions ou une confusion. Cela veut dire que la fièvre est trop intense pour lui et qu’il faut immédiatement l’emmener chez le médecin.

 

Les complications possibles

Dans très peu de cas, les complications suivantes peuvent se manifester :

  • Des convulsions ou le syndrome hyperthermique chez le nourrisson, liés à une forte fièvre ;
  • Une fièvre chez un bébé de mois de 3 mois ;
  • Une fièvre de 40°C, voire plus ;
  • Une réaction anormale de l’enfant à cause de la fièvre ;
  • L’hépatite, la méningo-encéphalite ou méningite, la thrombopénie (réduction des plaquettes).