L’amnioscopie

Si tout se passe bien, une grossesse dure entre 37 à 41 semaines. Toutefois, il y a deux autres cas possibles, la première étant que l’enfant naisse avant la 37ème semaine. On parle alors d’accouchement prématuré. Dans le second cas, la mère ne présente aucun signe de l’accouchement (contraction, perte des eaux, perte du bouchon muqueux…) alors que les termes sont dépassés. Il est alors vivement recommandé de se rendre à la maternité afin de s’assurer que l’enfant se porte bien. Dans ce cas, le médecin procède à une amnioscopie.

Sommaire :

Définition
Objectifs
Déroulement de l’examen
Contre-indications et risques

 


 

Définition

Cet examen consiste à détecter une éventuelle souffrance du fœtus et est généralement préconisé à la fin de la grossesse. Il s’agit d’une simple analyse du liquide amniotique où tout changement de couleur indique une anomalie. Pour cela, le médecin réalise une petite ouverture au niveau du col de l’utérus afin d’avoir accès à la poche des eaux.

Cet examen n’est jamais prescrit avant le terme de la grossesse puisqu’il représente un risque de fausse couche. Il n’est conseillé que si les termes sont dépassés ou si des problèmes surviennent en fin de grossesse afin de s’assurer que le fœtus ne souffre pas (souffrance fœtale).

 

Objectifs de l’examen

Le liquide amniotique, protégé par une membrane appelée sac amniotique, a deux rôles : protéger le fœtus des chocs et des infections et favoriser l’échange entre le fœtus et sa maman. Au cours d’une amnioscopie, le médecin vérifie sa couleur. Une couleur claire teintée de bleu signifie que le fœtus se porte bien. En revanche, si ce dernier est en souffrance fœtale, le sac amniotique est teinté de selles fœtales, le méconium. Normalement, celui-ci est éliminé 24 heures après l’accouchement ou à la naissance si le bébé est en position de siège. Dans ce cas, le liquide dans lequel se trouve le fœtus devient vert.

À la suite de cet examen, il est indispensable de surveiller de très près sa santé jusqu’à l’accouchement pour éviter l’inhalation des selles fœtales au risque de nuire à son développement. Parmi les examens effectués par le médecin, il y a notamment le monitoring afin de vérifier les battements de son cœur.

À part contrôler le liquide amniotique, l’amnioscopie sert également à vérifier la position de l’enfant à naître. Elle permet de confirmer s’il se présente par la tête ou par le siège. Le médecin peut également voir les éventuelles fissures de la poche d’eau. Celles-ci rendent la membrane imperméable et peuvent provoquer la perte précoce des eaux. Dans ce cas, le médecin peut décider de déclencher l’accouchement avant les termes.

 

Comment se déroule l’examen ?

Avant tout, le médecin utilise un amnioscope au bout duquel se trouve une source de lumière pour réaliser cet examen. Il se présente :

  • Soit sous la forme d’un tube plein de forme conique, translucide et qui permet de voir le liquide amniotique plus facilement (modèle récent) ;
  • Soit sous la forme d’un tube creux en inox dont l’intérieur est conique. On y glisse un obturateur ou un mandrin amovible de forme arrondie (ancien modèle).

Il peut avoir plusieurs diamètres (12mm, 16mm, 20mm) en fonction de la dilatation du col de l’utérus. Et lorsque l’amnioscope est bien positionné, le médecin le détache et procède à l’examen.

Pour ce qui est de l’amnioscopie proprement dite, la mère s’allonge comme pour un examen gynécologique classique afin de se faire désinfecter la vulve. Le médecin introduit ensuite l’amnioscope par le vagin. Le tube doté d’un système optique traverse l’orifice du col pour atteindre le sac amniotique. Une légère dilatation du col est effectivement nécessaire pour cet examen. La membrane est alors éclairée de manière à ce que le médecin puisse vérifier la couleur du liquide amniotique. Afin de rendre l’examen plus facile et de voir le col de l’utérus, il arrive qu’il se serve d’un spéculum.

L’amnioscopie est une manœuvre courte puisqu’elle ne dure que quelques minutes. De plus, elle n’est pas du tout douloureuse.

 

Les contre-indications et les risques

L’amnioscopie peut être contre-indiquée dans certains cas, notamment lorsque la mère est atteinte d’une maladie génitale. Cet examen est également à éviter si la membrane du sac amniotique est déjà rompue. Dans le même sens, aucune amnioscopie ne peut être préconisée si la future maman est déclarée séropositive. Le virus VIH peut être transmis à l’enfant pendant l’amnioscopie.

Enfin, deux cas peuvent survenir au cours de l’examen :

  • La poche des eaux se rompt ;
  • La mère contracte une infection génitale.