Les méthodes de calcul de la période d’ovulation

Solution de contraception pour les unes, moyen pour concevoir un bébé pour les autres, le calcul de l’ovulation a le vent en poupe chez les femmes en âge de donner la vie. Dans la plupart des cas, il est utilisé pour augmenter les chances de grossesse, cette article passe en revue toutes les méthodes dont vous disposez pour connaitre la fameuse période de fertilité.

 

Calculer les cycles menstruels

Il s’agit d’utiliser un calendrier pour compter et dater les cycles menstruels afin de déterminer la période d’ovulation. Rappelons que l’ovulation correspond au jour où l’ovaire libère un ovule mûr dans les trompes de Fallope où il pourra être fécondé par un spermatozoïde. Ladite technique de calcul n’est pas la plus précise surtout pour celles qui ont un cycle irrégulier, mais elle est utilisée en complément des autres méthodes de calcul. Dans ce sens, elle permet de déterminer une fourchette de jours où se situe le pic de fertilité.

La méthode utilise principalement la phase lutéale ou post-ovulatoire qui dure 14 jours et qui ne varie pas quelle que soit la nature d’un cycle régulier (classique, long, court). Il suffit alors d’enlever ces 14 jours à la date prévue pour les prochaines règles ou au nombre de jours du cycle pour estimer le jour d’ovulation qui a donc lieu :
Le 14e jour après le premier jour des règles dans un cycle classique de 28 jours (28 – 14) ;
Le 7e jour suivant le premier jour des règles pour un cycle court de 21 jours (21 – 14), 10e jour pour un cycle de 24 jours, 11e jour pour 25 jours et ainsi de suite ;
Le 20e jour du cycle pour un cycle long de 34 jours (34 – 14).

Exemples

Il est aussi possible de déterminer la date d’ovulation en utilisant ce même calcul. Si on estime que les prochaines règles arrivent le 27 du mois par exemple, l’ovulation se situe le 13e jour du mois (27 – 13). Il suffit d’effectuer l’inverse du calcul pour les dates dont le jour est inférieur à 14 (ex. : 8e jour du mois). Enfin, on peut déterminer le premier jour de fertilité du cycle actuel en soustrayant 18 au nombre total de jours du cycle le plus court (pour un cycle de 23 jours : 25 – 18 = 5e jour). Idem pour le dernier jour de fertilité en soustrayant 11 jours dans la totalité du cycle le plus long (pour un cycle de 30 jours : 30 – 11 = 19e jour).

 

Surveiller la température du corps

Cette méthode très fiable consiste à établir une courbe des températures préalablement prélevées sur plusieurs jours et cycles menstruels. On utilisera une feuille prête à remplir et prévue à cet effet, délivrée par un pharmacien ou un gynécologue (vous pouvez télécharger un tableau en ligne sur le site Mon-gyneco.com). Rien n’empêche néanmoins de dessiner soi-même un petit tableau.

Cette technique est toutefois assez contraignante, car concrètement elle consiste à noter la température du corps tous les jours, idéalement le matin avant le réveil après au moins 5 heures de sommeil. Il faudra utiliser les mêmes procédés chaque matin : même thermomètre basal ou digital (pour une précision au dixième degré près), même procédé (buccale, rectale, vaginale ou axillaire), même angle, même profondeur et même heure.

La température du corps féminin se situe en moyenne entre 35,6 et 36,7°C avant l’ovulation et 36,1 et 37,2°C après l’ovulation. Au fil des jours et des cycles, les données de la courbe sont scindées en deux parties : la première caractérisée par une température basse est appelée période folliculaire ou pré-ovulatoire et la seconde, pendant laquelle la température est haute, représente la période lutéale ou post-ovulatoire.

L’ovulation se situe au moment où les données de la courbe affichent la température la plus basse de la période folliculaire, juste avant l’augmentation thermique. Avec des données sur plusieurs mois, il sera plus facile d’estimer la période d’ovulation pendant les cycles. Il faut toutefois bien noter les jours où la température aurait été influencée par d’autres évènements tels qu’une maladie, une prise de médicaments, une nuit sans sommeil, etc.

 

Utiliser un test d’ovulation

C’est la méthode la plus fiable. Elle consiste à utiliser les tests d’ovulation vendus en pharmacie qui s’apparentent aux tests de grossesse, où l’on urine sur un bâtonnet et l’on attend qu’une ligne apparaisse. Le test permet de définir le taux d’hormone lutéinisante ou LH dans l’urine. Il faudra l’utiliser tous les jours durant les périodes du cycle où l’ovulation est le plus susceptible de se produire.

L’ovulation se situe après 36 à 38 heures du pic de taux de LH, ce qui permet de mieux anticiper le meilleur moment de la conception d’un bébé. Afin d’affiner les résultats, il est conseillé d’équilibrer la consommation d’eau avant les tests : pas trop ni peu d’eau, pas d’alcool ni de caféine. Il faut également utiliser les tests à usage unique pendant 4 à 5 jours d’affilée, puis sur 3 jours en moyenne lors des cycles suivants.

 

Reconnaitre les signes naturels

Mis à part via les calculs, la température et les tests, l’ovulation peut se reconnaitre à travers différents signes physiques, en inspectant notamment la glaire cervicale. C’est la méthode Billings. Cette substance qui protège le col de l’utérus prend différents aspects pendant le cycle menstruel. L’ovulation se produit au moment où celle-ci devient abondante, liquide et glissante comme un « blanc d’œuf » que l’on peut étirer entre ses doigts.

Pour d’autres femmes, elle se reconnait grâce à une libido ultrasensible, des seins tendus et/ou lourds ou encore des douleurs abdominales au niveau de l’utérus ou des ovaires. Cette douleur latéralisée au niveau du bas ventre serait due à l’expulsion de l’ovule par l’ovaire.

Dans tous les cas, il est conseillé de combiner plusieurs méthodes de calcul d’ovulation si l’on veut booster les chances de tomber enceinte.


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